Voilà voilà comment ont commencé mes vacances.

Tout d'abord, il y a eu le dernier jour de classe avec tout ce que ça implique.
L'euphorie d'avoir terminé les livrets et le repos qui se profile, puis les petites têtes blondes (en fait je n'ai que 2 ou trois blonds) qui s'en vont.

La plupart s'est sauvée en courant sans me dire au revoir, et bien je n'ai pas aimé.

Ensuite je fais mon tour de politesse auprès de l'association des parents qui offraient un café. (l'odeur était celle d'un mauvais café réchauffé, alors je n'en ai pas pris).
Puis des mamans aussi grosses que leur poussette qui me bousculaient en rigolant pendant que j'essayais de sortir de la pièce, elles ont même poussé le luxe à dire un truc du genre : "Oh mais on vous empêche de passer", et de forcer le passage en cassant quelques fleurs gentiment offertes par une maman. (Elle bien élevée).

Je cherche partout le dirlo introuvable pour lui filer les sous des photos, car il ferme son bureau à clé et garde les clés dans sa poche.
Au bout de trois fleurs cassées je le trouve, et je lui file les sous.

Et je me sauve sans dire au revoir, après tout je ne serai pas la seule.

 

Arrivée chez moi , direction le canapé, mon cartable et mon pc posés à la hâte dans l'entrée.
La soirée fut bien agréable, mais j'étais nostalgique de ces au revoir qui n'en étaient pas.

Et la nuit je fais un rêve.
En gros, je tentais de rentrer chez moi, mais je n'avais pas les clés. Impossible de les retrouver.

Le matin petit déjeuner au lit, et je réfléchis à ce rêve. Je le trouve assez révélateur. Pas de clés, pas prête à vivre pour ma petite personne chez moi. Donc, je laisse toujours le barda dans l'entrée, et je fais mes courses et mes derniers achats de Noël.

Deuxième nuit : je rêve, et ce fut désagréable, que mes élèves envahissaient mon appartement de façon vraiment pénible. Et je n'étais pas du tout contente, je voulais m'en débarasser, mais c'était dur.
Petit dej au lit, deuxième réflexion, et là aussi je comprends................
Mon boulot a trop d'importance, si je veux vivre pour moi, je planque tout.
Alors j'ai planqué le cartable, le pc portable, tous les bouquins (et ce n'est pas peu dire), et je suis allée au cinéma.

J'ai profité de mes vacances, j'ai pouponné ma merveilleuse petite fille, j'ai profité de ma troupe, et ce fut un chouette Noël.

Et ces rêves particuliers m'ont bien aidée.
Nous sommes samedi, alors là je bosse parce qu'il est grand temps.

Mais j'ai oublié mon boulot pendant une dizaine de jours.
C'était biiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnnnnnnn !